ESTHER

Oubliez Luis Bunuel et surtout Pedro Almodovar et ses histoires d’éducations sexuelles, de bonnes femmes, d’amour et de Penelope Cruz endiablée, pour vous représenter le cinéma espagnol.
Prenez plutôt une bonne équipe de scénaristes et de réalisateurs bien barrés, fans de film d’horreurs à l’américaine et rajoutez y un soupçon d’Espagne. Mélangez le tout, mettez vous à la place de cette nouvelle génération et attendez. Pour les années 90, servez habillement les films Le jour de la bête et La secte sans nom en entrée. A partir des années 2000, perfectionnez vous et balancez REC ou encore l‘Orphelinat comme plat de résistance. A partir de là, mettez l’efficacité du cinéma américain au service du génie espagnole et servez tout d’abord Les Autres en 2001 puis Esther en 2009 : vous y êtes. Voici la cerise sur le gâteau d’un long processus d’ouverture du cinéma espagnol d’horreur au monde.

Esther ? Film américain produit par Joel Silver (rien que ça), celui-ci a été réalisé en anglais par le réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra et a rapporté près de 40 millions de dollar l’été dernier rien qu’aux Etats-Unis. Sans avoir besoin d’une équipe-marketing-pour-film-de-merde-pas-du-tout-d’horreur (cf. Paranormal Activity, bouse sans nom), le film Esther produit une montée dans l’angoisse totalement réussie avec une actrice, Isabelle Fuhrman, complètement hallucinante, angoissante et flippante au plus haut point. L’intrigue est simple mais l’ensemble est si bien combiné que le spectateur ne peut que subir au pied de la lettre les comportements assez violents d’Esther, une petite fille qui déteint sur une famille à sa merci.

Oui, Esther est bien le film d’horreur de l’année 2009 et il tombe à point nommé, en ce 30 décembre. La bande annonce c’est par ici. Si vous avez aimé Esther, vous aimerez Joshua. Sur ce, on vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et une future bonne année en bonne et due forme.













Merci! On ne parle jamais assez du cinéma d’horreur espagnol!
Avec plaisir !
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